Visite à Athènes
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Visite à Athènes

[sur l'Acropole, Athènes]
Lisez ce préambule qui ne sert à rien, qui ne sert à rien sinon à demander pardon aux historiens et aux Grecs. Ces deux populations doivent être indulgents devant mes abréviations et imprécisions.

[Musée archéologique national - Athènes]
Athènes est une de ces villes qu’on connait partout dans le monde, ou qu’on croit connaitre. Le fait est là, il y a peu de villes dont l’histoire atteste l’existence dans un laps de temps dépassant facilement les 2500 ans. Bien sûr, la présence humaine dans ce lieu remonte au-delà du laps ici stipulé, mais nous voulons nous limiter à une chronologie rudimentaire dans laquelle une continuité apparait, autrement dit, le néolithique est trop loin pour moi qui ne suis même pas historien.

[Agamemnon]
Par moments Athènes était le centre de l’antique Grèce et c’est sans-doute la raison qui explique pourquoi des noms comme Socrate, Aristote, Euripide ou Sophocle s’attachent à cette ville. Sa vie intellectuelle a marqué la société occidentale à jamais et au moins autant que Rome et Jérusalem (oui, cette dernière ne se situe pas en Europe, mais est-ce que l’occident est seulement l’Europe ?).

[Au Musée de l'Acropole]
Le temps passe et Athènes est intégrée au royaume de Macédoine. Ce dernier nom, Macédoine, est devenu fin XXème début XXIème siècles l’objet d’une dispute entre la Grèce et une des Républiques issues de l’ancienne Yougoslavie. Les Grecs, invoquant l’Histoire, se jugeaient les seuls ayants-droits du nom en question. Comme rien ne se mange aussi chaud que cela se cuit (le Président Lula l’avait déjà dit à Cristovam Buarque lorsque ce dernier était ministre de l’Éducation et revendiquait plus de sous pour son office), les deux nations se sont mises d’accord que la République sortie de la Yougoslavie s’appelle Macédoine du Nord.

[Jardin du Musée byzantin et chrétien]
Revenons à nos moutons, le royaume de Macédoine aussi a subi les mésaventures du temps et les Romains se sont installés en Grèce. De nos jours, le touriste visite à Athènes également les vestiges du conquérant, l’Agora romain ou la Bibliothèque d’Hadrien, entre autres. Graecia capta ferum victorem cepit, et artes intulit agresti latio (la Grèce conquise, conquit son farouche vainqueur et porta les arts au sein du Latium rustique) disait Horace (65 – 8 av. J.-C.). Est-ce que le poète exagère, ou, dans sa vision, la Grèce a-t-elle fécondée culturellement Rome ? Je crois en l’honnêteté d’Horace, car il y avait des empereurs romains parfaitement bilingues latin grec (mais pas latin gaulois) et, jusqu’à aujourd’hui, la pensée grecque marque notre société. Après tout, la programmation orientée objets (POO) n’est qu’une réinterprétation d’Aristote… laissons les Romains, ils ne sont plus à Athènes, sauf des touristes.

[Bibliothèque d'Hadrien]
L’Empire Romain petit-à-petit a laissé place à l’Empire Byzantin (ou s’est transformée dans cette région du globe). Que les historiens me pardonnent les raccourcis qui frôlent l’outrance de leur discipline. Dans cet Empire non plus Athènes ne jouissait pas du titre de Capitale et elle ne faisait pas ombre à Byzance/Constantinople, aujourd’hui Istanbul.

[Icône en mosaïque, Musée byzantin et chrétien]
Ah oui, Istanbul, l’Empire Ottoman a mis la main sur la Grèce, et, en 1456, sur Athènes. Elle restait sous sa domination jusqu’en 1834. Autrement dit, Athènes n’est pas la première capitale de la Grèce moderne qui a vu le jour déjà en 1822.

[Parlement]
Athènes, capitale de la Grèce moderne, a, bien-sûr, vu les perturbations du XXème siècle, mais, reconnaissons-le, les touristes ne viennent pas dans cette ville pour en trouver des traces. Il serait intéressant de savoir quels sont les endroits, les lieux les plus photographiés par ces visiteurs à Athènes.

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